Journée de travail : 7 H lever, 8 h 12 H travail, 12 H 13 H pause, 13 H 17 H travail, 22 H extinction des feux
Lagergeld monnaie de camp : Le haut commandement de la Wehrmacht, l’armée allemande a émis une série de billets valables dans les camps, à la cantine, dans les « Kommandos » et certains magasins. Au nombre de sept, leur valeur faciale allant de 1 Reichspfennig à 10 Reichsmark (photo)
Le courrier et les colis : Les prisonniers disposent de cartes courrier et de lettres repliables en trois volets ( 2 volets de 11cm par 15, 1 de 6 par 15) ainsi que d’étiquettes pour recevoir des colis. Ni lettre ni carte le dernier dimanche d’un mois qui en compte 5. Le courrier est contrôlé par la censure qui efface avec de l’eau les passages non acceptés. La correspondance doit être rédigée au crayon afin d’éviter la fabrication de faux tampons. Pour la nourriture, l’étiquette est bleue à raison d’un colis de 5 kg par mois. Pour les vêtements la couleur est rouge, un colis de 5 kg également par mois. Le prisonnier les fait parvenir les étiquettes à sa famille. Des comités d’aide aux prisonniers se sont constitués en France qui envoient aussi des colis ainsi que la Croix rouge. A la fin de la guerre, la Croix rouge américaine fait également parvenir des colis, à raison de 2 colis de 5 kg par mois.
Suite aux difficultés d’acheminement du courrier destiné ou en provenance des prisonniers de guerre, en raison des opérations militaires de la libération de la France il semble qu’un accord soit intervenu entre l’Allemagne et la Grande Bretagne. Des mentions c/o general Post Office via la Grande Bretagne apparaissent dès septembre 1944. Toutefois, cet acheminement n’aurait été que de courte durée. Une circulaire du 6 octobre 1944 précise que le courrier devait être dirigé sur « Lyon gare prisonniers de guerre » pour réexpédition par la Suisse et qu’il ne fallait pas tenir compte des mentions apposées, le General Post Office n’étant pas en mesure d’assurer le service. (photo)
Transformation des prisonniers en travailleurs libres juin 1942 avec l’accord du gouvernement de Vichy
Ce changement de statut les assimile aux travailleurs allemands : il leur permet d’aller travailler avec des vêtements civils et de percevoir le même salaire qu’eux. Ils conservent la franchise postale. Par contre, ils perdent la protection assurée par la Convention de Genève pour les prisonniers. Ils travaillent pour l’Allemagne et ne la quitteront qu’à la fin du conflit. La mesure a aussi pour but de libérer 30 000 gardiens des camps pour les envoyer sur le front russe. 200 000 prisonniers acceptent le marché, sur environ 1 500 000.