{"id":204,"date":"2026-08-01T08:15:40","date_gmt":"2026-08-01T08:15:40","guid":{"rendered":"https:\/\/lieval-robert.fr\/?page_id=204"},"modified":"2026-08-01T08:15:40","modified_gmt":"2026-08-01T08:15:40","slug":"le-retour","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/lieval-robert.fr\/?page_id=204","title":{"rendered":"Le retour"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est ainsi que mes pr\u00e9paratifs termin\u00e9s, avec une bicyclette bien garnie derri\u00e8re comme devant, je dis au revoir \u00e0 la famille Schombourg, qui m\u2019avait si bien trait\u00e9 ces deux ou trois derni\u00e8res ann\u00e9es. Je me souviens encore de mon premier coup de p\u00e9dales : les mouchoirs s\u2019agit\u00e8rent, je disparus, tout s\u2019estompa, j\u2019\u00e9tais sur le droit chemin de la libert\u00e9. Un quart d\u2019heure plus tard, j\u2019aper\u00e7us, tout souriant, mon petit Espagnol, qui m\u2019attendait pr\u00e8s de la ferme. Personne n\u2019\u00e9tait aupr\u00e8s de lui pour l\u2019accompagner dans les derniers moments, ce qui m\u2019\u00e9tonna fort, car je soup\u00e7onnais mon camarade d\u2019avoir quelques relations avec le fille de la fermi\u00e8re. Mais, d\u2019autre part, je pensais que l\u2019\u0153il des voisins, derri\u00e8re les rideaux, cherchait \u00e0 tout voir et tout savoir. Il fallait se m\u00e9fier des langues qui ne manqueraient pas de se d\u00e9lier. On savait qu\u2019apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des alli\u00e9s, la jalousie et la m\u00e9disance \u00e9clateraient au grand jour. Apr\u00e8s une derni\u00e8re v\u00e9rification de nos bagages qui d\u00e9bordaient de nourriture, lentement nous nous dirige\u00e2mes vers Neudorf : la journ\u00e9e s\u2019annon\u00e7ait magnifique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En arrivant au village, il fallait montrer patte blanche et je tentai de joindre \u00e0 nouveau l\u2019officier de liaison qui m\u2019avait d\u00e9pann\u00e9. Effectivement, je le vis et, une derni\u00e8re fois, j\u2019essayai de lui arracher un itin\u00e9raire. Simplement, avec une certaine r\u00e9ticence, il m\u2019indiqua que les ponts de Bielefeld, d\u2019Osnabr\u00fcck et de Munster \u00e9taient r\u00e9tablis et que c\u2019\u00e9tait l\u00e0 notre itin\u00e9raire le plus s\u00fbr. Nous lui f\u00eemes nos adieux et, apr\u00e8s l\u2019avoir remerci\u00e9 une nouvelle fois sous l\u2019\u0153il des Britanniques, nous part\u00eemes vers Bielefeld. On ne voyait plus de troupes, sauf quelques camions militaires au passage et nous ne tard\u00e2mes pas \u00e0 tomber sur une route principale, o\u00f9 l\u2019on croisait un flot de r\u00e9fugi\u00e9s, qui se dirigeait en \u00e9taient envahis par une foule bruyante et anim\u00e9e toute la nuit ce qui, dans le noir, nous emp\u00eachait de dormir. <strong>(probl\u00e8me ?? VV)<\/strong><br>sens contraire, vers l\u2019est. Nous couchions le soir dans des granges, les plus petites possibles, car les grands b\u00e2timents<br>Puis, en consultant ce qui restait de poteaux indicateurs \u00e0 un carrefour, nous d\u00e9couvr\u00eemes que nous \u00e9tions \u00e0 \u00e9gale distance d\u2019Osnabr\u00fcck et de Bielefeld. Donc, apr\u00e8s nous \u00eatre renseign\u00e9s, nous part\u00eemes vers Osnabr\u00fcck, o\u00f9 nous trouv\u00e2mes une ville presque totalement d\u00e9truite par les bombardements . Il nous fut assez difficile de trouver la direction de Munster. La circulation sur les ponts, gard\u00e9s par la M.P.* \u00e9tait encore libre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>*NDLR \u00ab military police \u00bb, police militaire britannique<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A la fin d\u2019une \u00e9tape, nous entend\u00eemes parler de vol de bicyclettes. Aussi, avec des cha\u00eenes r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es dans une ferme abandonn\u00e9e, pour la nui, nous pr\u00eemes la sage pr\u00e9caution de nous encha\u00eener \u00e0 nos bicyclettes afin d\u2019\u00e9viter tout risque de vol au cours de notre sommeil. Il fallait aussi surveiller nos vivres, qui commen\u00e7aient \u00e0 diminuer ; parfois, les \u00ab tommies \u00bb nous ravitaillaient.<br>Avec mon petit camarade espagnol, nous nous entendions bien, nous \u00e9tions optimistes, sans probl\u00e8mes majeurs, quand, \u00e0 Munster, la M.P. nous arr\u00eata et nous interdit, cette fois, de franchir le pont.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous f\u00fbmes refoul\u00e9s vers une grande caserne encore debout, o\u00f9 l\u2019on rassemblait tous les \u00e9trangers, et o\u00f9, soit disant, l\u2019arm\u00e9e distribuait des vivres. Nous f\u00eemes la grimace : \u00eatre de nouveau prisonniers ne nous int\u00e9ressait pas. C\u2019est alors que, subitement, mon camarade d\u00e9cida de rebrousser chemin car, disait-il, il ne voulait pas sortir d\u2019une prison pour \u00e9chouer dans une autre. Et que deviendrait-il en France ? L\u2019Espagne lui \u00e9tait interdite. J\u2019eus beau lui dire que j\u2019avais de la famille, sa d\u00e9cision \u00e9tait irr\u00e9vocable et, vers la fin de la matin\u00e9e, nous nous s\u00e9par\u00e2mes en nous embrassant. Depuis, je n\u2019en ai jamais eu de nouvelles. Quant \u00e0 moi, d\u00e9sormais seul, il me fallait prendre une d\u00e9cision. rapidement. De nouveau \u00eatre intern\u00e9 dans une caserne : non ! Et, comme tous les ponts vers l\u2019ouest \u00e9taient gard\u00e9s, je me dirigeais vers une petite route qui semblait m\u2019emmener vers le sud . Petite route bien calme, avec aucune circulation, qui m\u2019amena \u00e0 traverser un grand bois. Les km passaient, c\u2019\u00e9tait le grand silence quand, tout \u00e0 coup, j\u2019entendis des personnes parler. Je mis pied \u00e0 terre et essayai de d\u00e9celer la langue parl\u00e9e. Plus de doute, on parlait fran\u00e7ais. L\u2019oreille tendue, je constatais que les voix s\u2019approchaient de moi. Effectivement, sur un petit chemin que sortait de la for\u00eat, apparurent quatre ou cinq Fran\u00e7ais, munis chacun d\u2019un b\u00e2ton qui, apr\u00e8s un court silence, m\u2019interpell\u00e8rent apr\u00e8s un premier moment de surprise et me demand\u00e8rent o\u00f9 j\u2019allais avec ma bicyclette. Je leur racontais mon odyss\u00e9e et ce sont eux qui m\u2019apprirent que toutes les routes \u00e9taient barr\u00e9es, que je ne pourrai pas gagner la France.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Eux-m\u00eames avaient tent\u00e9 de fuir vers l\u2019ouest et, comme il n\u2019y avait qu\u2019un seul pont, construit \u00e0 Wessel par les Anglais et r\u00e9serv\u00e9 uniquement \u00e0 la troupe, comme des milliers de prisonniers qui attendaient leur tour dans une vaste prairie, ils furent contraints de revenir \u00e0 leur point de d\u00e9part, leur ferme, o\u00f9 il leur fallait bien manger. Ils ne travaillaient plus, se promenaient et, voyant mon embarras, m\u2019invit\u00e8rent \u00e0 la ferme, comme s\u2019ils \u00e9taient chez eux. Les paysannes m\u2019accueillirent normalement, \u00e0 ce moment l\u00e0 les Allemands n\u2019avaient plus la parole .<br>Il y avait l\u00e0 deux civils allemands qui n\u2019avaient pas l\u2019air de paysans. Mes camarades m\u2019apprirent que c\u2019\u00e9tait des savants (V1) qui attendaient leur d\u00e9part pour l\u2019Am\u00e9rique.(?) Ils m\u2019apprirent \u00e9galement que dans la bourgade voisine, 15 km de l\u00e0, il y avait de temps en temps des d\u00e9parts de camions vides vers la France. Mais il fallait se trouver sur place, au bon moment, pour en profiter. Puisque j\u2019avais une bicyclette, je leur offris d\u2019aller, matin et apr\u00e8s-midi, voir ce qui se passait r\u00e9ellement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s ma premi\u00e8re sortie, apr\u00e8s m\u2019\u00eatre renseign\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019un bureau fran\u00e7ais qui s\u2019occupait, comme il le pouvait, du rapatriement des prisonniers, je constatai que cette bourgade, qui n\u2019\u00e9tait pas compl\u00e8tement \u00e9vacu\u00e9e, avait \u00e9t\u00e9 partag\u00e9e en plusieurs quartiers : celui des Russes, des Fran\u00e7ais, des Polonais\u2026 et que toutes les rues avaient \u00e9t\u00e9 rebaptis\u00e9es : rue du g\u00e9n\u00e9ral Untel, rue de Stalingrad \u2026 Et je fus \u00e9tonn\u00e9 de voir combien les Russes recherchaient des montres et que ceux qui avaient une bicyclette tournaient en zigzaguant pendant des heures enti\u00e8res autour de la place publique. Ils s\u2019amusaient comme des gamins, des petits fous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En revenant \u00e0 la ferme, je racontais tout ce que j\u2019avais vu et entendu, en particulier que, pour \u00eatre rapatri\u00e9, il fallait se regrouper en section de 25, avec un responsable. Apr\u00e8s discussion, nous partons, le lendemain matin et comme la fermi\u00e8re ne voulait pas nous conduire, pour des questions de s\u00e9curit\u00e9, la bicyclette fut bien garnie et, en cas d\u2019\u00e9chec, nous avions une base de repli : la ferme. Arriv\u00e9s dans la bourgade dans le quartier fran\u00e7ais, chacun se mit en qu\u00eate et nos dix-neuf colistiers furent vite r\u00e9unis. J\u2019en fis une double liste et nous nous rend\u00eemes au bureau de rapatriement. Trois heures apr\u00e8s, nous nous installions, quartier fran\u00e7ais, dans une maison, lib\u00e9r\u00e9e sp\u00e9cialement pour nous. Les civils allemands disposaient de trois heures pour \u00e9vacuer leur maison avec, chacun, 30 kg de bagages. Nous \u00e9tions \u00e0 l\u2019\u00e9troit, mais nous avions un toit, sous lequel nous disposions de bois, de charbon, les derni\u00e8res victuailles, tout particuli\u00e8rement des pommes de terre. Trois furent affect\u00e9s \u00e0 la cuisine et les autres, par roulement, attendaient, au bureau, le d\u00e9part vers l\u2019ouest, d\u2019un convoi de camions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le lendemain, vers midi, le colistier de faction rappliqua ventre \u00e0 terre. Le d\u00e9part \u00e9tait fix\u00e9 vers 15 heures. Le rassemblement fut rapide et nous abandonn\u00e2mes la maison, tout en conservant la bicyclette. Sur la place publique, le convoi de camions vides attendait. Nous n\u2019\u00e9tions pas les premiers, mais nous parv\u00eenmes \u00e0 prendre d\u2019assaut un camion et \u00e0 y loger notre liste enti\u00e8re. Sous l\u2019oeil du chauffeur, un Canadien parlant fran\u00e7ais, j\u2019accrochais par derri\u00e8re la bicyclette, \u00e9videmment c\u2019\u00e9tait formellement interdit. J\u2019avisai un civil allemand, un peu bancal, et lui proposai l\u2019\u00e9change de la bicyclette contre un billet de quelques marks, d\u2019une fourchette, d\u2019une cuill\u00e8re et d\u2019un couteau, \u00e9tant bien entendu que l\u2019\u00e9change se ferait \u00e0 la derni\u00e8re minute, au d\u00e9part du convoi. L\u2019Allemand, pour lequel c\u2019\u00e9tait une excellente affaire, attendit tr\u00e8s patiemment et l\u2019\u00e9change se fit, avec l\u2019accord du chauffeur, lors de la mise en route des moteurs. C\u2019est ainsi que je me s\u00e9parai de ce v\u00e9lo, qui en quelques jours, m\u2019avait rendu tant de services L\u2019Allemand disparut avec son bien et le convoi mit le cap vers l\u2019ouest. La pluie se mit \u00e0 tomber, ce fut assez rare lors du printemps et m\u00eame de l\u2019ann\u00e9e 1945, particuli\u00e8rement ensoleill\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est difficile \u00e0 dire, mais nous roul\u00e2mes une centaine de km, entrecoup\u00e9s de pauses bienvenues, le sourire demeurait sur les l\u00e8vres, pas de querelles ni aucune parole d\u00e9sobligeante. Chacun parlait de son retour au foyer et on sentait d\u00e9j\u00e0 nos r\u00eaves qui allaient devenir r\u00e9alit\u00e9. Le cauchemar quotidien, auquel on s\u2019\u00e9tait quelque peu habitu\u00e9, commen\u00e7ait \u00e0 s\u2019estomper. Le convoi s\u2019arr\u00eata dans la cour d\u2019une grande usine, toute d\u00e9labr\u00e9e par des bombardements d\u00e9j\u00e0 anciens, car l\u2019herbe et quelques arbustes sauvages avaient commenc\u00e9 \u00e0 repousser sur les murs en ruine, au beau milieu des poutres de fer tordues et des madriers \u00e0 moiti\u00e9 calcin\u00e9s. Le jour commen\u00e7ait \u00e0 d\u00e9cliner et nous nous demandions bien ce qu\u2019on allait faire de nous. Quand, soudain, un officier canadien descendit d\u2019un v\u00e9hicule, la badine \u00e0 la main, pour nous signifier que nous devions passer la nuit l\u00e0. Ce fut la grimace g\u00e9n\u00e9rale ! H\u00e9las nous ne pouvions que nous r\u00e9signer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Demain, ils viendraient nous chercher pour nous emmener au ch\u00e2teau qu\u2019on voyait et nous y ferions notre toilette \u2013 nous en avions bien besoin \u2013 et nous prendrions le petit d\u00e9jeuner servi par des Fran\u00e7aises ! En attendant, chacun se mit en qu\u00eate d\u2019un coin sec et quelque peu \u00e0 l\u2019abri pour passer la nuit le moins d\u00e9sagr\u00e9ablement possible. Quant \u00e0 moi, je r\u00e9cup\u00e9rais un madrier que je fis, \u00e0 quelques cinquante cm du sol, tenir en \u00e9quilibre sur deux blocs de b\u00e9ton ? Puis, les jambes pendantes, je m\u2019allongeai, dans l\u2019espoir de trouver le sommeil. Ce ne fut pas facile, mais, \u00e9tant donn\u00e9 le sol froid, je n\u2019avais gu\u00e8re d\u2019autre solution. Durant la nuit, je fus r\u00e9veill\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises par le bruit des all\u00e9es et venues, cherchant \u00e0 chaque fois o\u00f9 j\u2019\u00e9tais, avec les jambes raides. De bon matin, j\u2019entendis les deux camions qui allaient faire la navette pour nous emmener au ch\u00e2teau qui n\u2019\u00e9tait cependant pas tr\u00e8s loin. L\u00e0, surpris, nous \u00e9tions accueillis par des femmes, militaires fran\u00e7aises, en uniforme bleu marine qui, apr\u00e8s le d\u00e9crassage, nous servirent le petit d\u00e9jeuner. Il fallait maintenant attendre la formation du convoi qui devait nous permettre de franchir le Rhin. A Wesel, seul passage sur le Rhin, un pont aller, un pont retour, des milliers de pauvres gens de toutes les nations, attendaient dans les prairies un passage \u00e9ventuel. Notre convoi, par moments, devait ralentir et je vis les gens s\u2019agripper aux camions et, parfois, l\u00e2cher prise. Sur ce pont provisoire, la travers\u00e9e nous semblait longue et p\u00e9rilleuse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous atteign\u00eemes la rive gauche du Rhin et nous quitt\u00e2mes le convoi \u00e0 Br\u00e9da (?) au sud de la Hollande o\u00f9 de nombreuses et grandes fortes femmes, v\u00eatues du costume du pays, nous servirent la soupe populaire. Nous embarquions dans les anciens wagons, pour arriver \u00e0 Reims via Bruxelles et Maubeuge.<br>Tout le monde chantait : \u00bb\u00e7a sent si bon la France \u00bb ! \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>NDLR Ainsi s\u2019ach\u00e8ve le r\u00e9cit de mon p\u00e8re. J\u2019ai retrouv\u00e9 ensuite une petite mallette bleue en carton, remplie des lettres adress\u00e9s par mon p\u00e8re \u00e0 ma grand-m\u00e8re Laure Li\u00e9val et \u00e0 ma m\u00e8re Germaine Li\u00e9val ou encore par ma grand-m\u00e8re \u00e0 ma m\u00e8re. Elles compl\u00e8tent ce qu\u2019a \u00e9crit mon p\u00e8re et donne un \u00e9clairage suppl\u00e9mentaire \u00e0 ce que tous ont v\u00e9cu.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est ainsi que mes pr\u00e9paratifs termin\u00e9s, avec une bicyclette bien garnie derri\u00e8re comme devant, je dis au revoir \u00e0 la &hellip; <a href=\"https:\/\/lieval-robert.fr\/?page_id=204\" class=\"more-link\">More <span class=\"screen-reader-text\">Le retour<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-204","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lieval-robert.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/204","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lieval-robert.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/lieval-robert.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lieval-robert.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lieval-robert.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=204"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lieval-robert.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/204\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":205,"href":"https:\/\/lieval-robert.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/204\/revisions\/205"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lieval-robert.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=204"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}